Les Volailles étaient jadis réservées aux grandes occasions : elles sont aujourd’hui accessibles à toutes les assiettes. Entières, découpées ou transformées, les volailles offrent un large éventail de choix plébiscité par les consommateurs.

Cette fidélité des Français témoigne d’une vraie confiance que les crises alimentaires de ces dernières années n’ont pas émoussée le moins du monde. Malgré cette réussite exceptionnelle, la filière avicole reste une grande méconnue de l’industrie française.

Pourtant, les entreprises de l’aviculture, rassemblant des hommes et des femmes enracinés au cœur de nos terroirs, ont su relever depuis trente ans d’immenses défis.

Plus que tout secteur, la filière avicole se trouve en effet à la convergence d’un grand nombre d’enjeux : le partenariat avec les aviculteurs, le recrutement et la formation de près de 30 000 salariés, la maîtrise des nouveaux outils technologiques, le respect des normes et environnementales, la gestion des abattoirs et des ateliers de découpe, les besoins et les désirs des consommateurs, les cours incertains des matières premières, la pression mondiale sur les exportations…

L’industrie avicole française a su relever ces défis en conciliant quatre exigences : la quantité, la qualité, l’originalité et la sécurité. La Fédération des Industries Avicoles entend poursuivre fidèlement cette politique exigeante, mariant nos plus anciennes traditions de tables aux plus récents savoir-faire technologiques. Garantir à tous une alimentation saine, variée et équilibrée, c’est garantir à nos entreprises le rayonnement national, européen et mondial qu’elles méritent.

La Fédération des Industries Avicoles trouve son origine dans la réunion de la Chambre Syndical des Commerçant en volaille (Chasyca) et du Groupement des Transformateurs de Volailles (GTV).

En 1993 ces deux structures ont fusionnées totalement pour créer la FIA.

Les missions de la FIA sont les suivantes :

  • INFORMER

Dans un monde en constante évolution, une bonne maîtrise de l’information est une condition indispensable du succès. Trois domaines sont passés au crible par la FIA.

  • Les évolutions de marchés

La filière avicole se trouve à un carrefour de transformation où un grand nombre de variables entrent en ligne de compte : prix des matières premières et sources d’énergie, qui se répercutent sur l’alimentation, le transport et l’emballage, prix d’achat de la volaille en vif, prix de vente de la volaille transformée, notamment en GMS. La FIA répercute les données disponibles recueillies auprès des instances privées ou publiques de surveillance du marché.

  •  Les réglementations nationales et européennes

L’industrie agroalimentaire fait l’objet d’un cadre réglementaire strict, en mutation constante, qui demande une forte réactivité des industriels. La FIA offre à tous ses adhérents une explication claire et détaillée des normes imposées par les pouvoirs publics, des responsabilités juridiques du producteur, mais aussi des opportunités : appels d’offres, contrats de plan État Régions, barèmes des restitutions etc.

  • Les mutations des mentalités

La vache folle, la fièvre aphteuse, la fausse alerte à la dioxine, les épidémies locales de salmonellose ont créé un climat de méfiance. Notre rôle est d’identifier les craintes des consommateurs afin d’y opposer une image forte, fondée sur la transparence de notre appareil de production et sur la qualité de nos produits. Les enquêtes auprès des consommateurs sont donc analysées avec précision afin de mesurer les points forts de la filière avicole.

  • DEFINIR
  • Au sein des commissions de travail


Une bonne fédération sait respecter la totale autonomie de ses membres ; Chaque entreprise est responsable de son développement. Mais une bonne adaptation demande aussi une certaine cohésion entre toutes les entreprises. Dès lors qu’un intérêt commun est en jeu, vis-à-vis de consommateurs ou des Pouvoirs Publics, nous devons cerner la meilleure solution possible. Cela passe par des avis d’orientation issus du travail de nos commissions, et validés par le Conseil d’Administration.

  • REPRESENTER
  • Auprès des instances réglementaires

La FIA représente les intérêts des industriels de la filière auprès des Pouvoirs Publics nationaux et européens, directions du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (DPEI, DGAL), du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, Commission Européenne.

  • Auprès des autres acteurs de la filière

Le monde avicole est riche de sa diversité, mais il doit aussi prendre garde aux divisions qui nuisent aux intérêts de la filière dans son ensemble. Dans un souci de dialogue constructif, la FIA a des contacts réguliers avec les autres organisations représentatives des différents maillons de la filière (représentants des fabricants d’aliments, du commerce de gros, des volailles, des labels avicoles, etc.). La FIA entretient également des échanges avec les autres branches de l’industrie alimentaire. Dans certains secteurs, la FIA travaille au sein des interprofessions : le CIDEF pour la dinde, le CIP pour la pintade ou le CLIPP pour le lapin. Enfin, au niveau européen, elle participe aux travaux de l’AVEC.

  • ANTICIPER

Produire, c’est prévoir. La FIA suit donc les nombreux dossiers ouverts par l’UE ou l’OMC, dont les conséquences ne se feront sentir qu’à moyen terme sur la profession.

  • Le bien-être de l’animal

Surtout défendue dans les pays nordiques, cette préoccupation est aussi celle d’une part croissante des consommateurs. Notre rôle est de faire valoir la nécessaire conciliation entre la productivité de nos entreprises, un prix de vente raisonnable permettant une consommation accessible à tous, le bien-être de l’animal de l’élevage à l’abattage, et la protection de l’environnement.

  • Le contrôle sanitaire et épidémiologique

Il s’agit d’un dossier sensible dans l’opinion publique. La FIA assure le suivi des études techniques et scientifiques concernant les antibiotiques de croissance, l’ionisation des denrées, les teneurs en contaminant etc.

  • La PAC, l’OMC et les accords internationaux

Symbole de la construction européenne, la Politique Agricole Commune est régulièrement soumise à de vifs débats avec nos partenaires, et l’élargissement de l’Europe ne pourra qu’accentuer cet état de fait. Les pays tiers exercent de surcroît une forte pression sur l’Union Européenne. C’est pourquoi, dans le cadre des négociations de l’OMC, la FIA, en concertation avec ses partenaires européens de l’AVEC, veille à ce que le commerce mondial évite une dérégulation totale qui serait nuisible aux intérêts du consommateur, à la croissance et à l’emploi.